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Le printemps, temps des algues

En Allemagne, le total des apports de phosphore dans les eaux s'élève à environ 23 000 t par an (données de 2004, source : Office fédéral allemand de l'environnement). Si on convertit ce chiffre au mètre carré de surface d’eau, ceci correspond à un apport de phosphore de 2 683 mg au m², ce qui donne un apport en phosphates de 8 229 mg au m². Dans le cas d’un bassin rectangulaire de 2 m de profondeur, cet apport entraînerait une pollution par les phosphates de 4,1 mg par litre et par an. Selon les données fournies par l’Office fédéral allemand de l'environnement, les sources de pollution par le phosphore sont (par ordre décroissant) : les sources ponctuelles (p. ex. apports ciblés d’engrais), les zones urbaines (apport en provenance de poussières), la nappe phréatique, l’érosion, l’eau de surface, les apports atmosphériques et les drainages. Même si toutes ces sources ne concernent pas les bassins de jardin et même si tout le phosphate n'est pas disponible pour les algues, nous sommes pourtant bien obligés de constater un apport constant de phosphore (phosphate) en provenance de l’environnement dans l’eau de notre bassin de jardin.

Les phosphates sont des nutriments fondamentaux pour la croissance des algues. Un taux de phosphates de 0,035 mg/l (limite inférieure de la définition d'une eau eutrophe = riche en éléments nutritifs) suffit déjà pour déclencher une croissance notable d’algues. De nombreuses variétés d’algues sont capables d’emmagasiner d’énormes quantités de phosphates dans leurs cellules (p. ex. l’algue sphérique Volvox : 140 000 fois la quantité concentrée dans l’eau, l’algue Nitschia : jusqu’à 3 800 000 fois la concentration décelable dans l’eau). Les moindres quantités de phosphates suffisent donc à ces algues pour pouvoir proliférer durablement. Leur capacité de stockage explique aussi ce phénomène qui fait que les algues poussent dans un bassin sans présence mesurable de phosphates. Ce qui veut dire : si des algues poussent, c’est qu’il y a des phosphates – peu importe que nous puissions les mesurer dans l’eau libre ou qu’elles soient liées à la biomasse de plantes, d’algues et d’animaux ou présentes dans les sédiments.

Sachant tout cela, il est clair que la seule possibilité d’écarter durablement la présence d’algues dans les bassins de jardin est « d’exporter » en permanence les phosphates de l’eau du bassin. Le moyen le plus efficace est d’utiliser JBL PhosEX Pond filter . Le renouvellement régulier des granulés permet d'extraire durablement les phosphates du bassin, de les « exporter » pour ainsi dire. Les liants de phosphates que l’on ajoute à l’eau du bassin ne sont que des solutions à court terme pour faire baisser rapidement la teneur en phosphates, mais seule « l'exportation » est une aide à long terme. Dans la nature, on trouve aussi des exportations de nutriments issus de bassins, ce sont des animaux qui se développent dans l’eau sous forme de larves et qui ensuite passent à la vie sur terre (p. ex. les amphibiens) ou dans l’air (p. ex. les insectes). Au figuré, chaque crapaud qui de petit têtard s’est métamorphosé en jeune crapaud terrestre et qui migre ensuite, transporte à terre deux petits seaux de phosphates. Pourtant, dans le bilan global, l’apport d’éléments nutritifs dans les eaux est toujours positif – conséquence : le bassin s’envase !

N’importe quel lac naturel sans écoulement s’envase au fil du temps. Cela peut durer des siècles, voire des millénaires en fonction de sa taille, du volume d’eau et de la pollution. C’est un phénomène inévitable parce que l’environnement y apporte en permanence des nutriments. Mais nous ne voulons pas d’envasement dans notre bassin de jardin, c’est pourquoi l’utilisation régulière de JBL SediEX Pond est recommandée. Les bactéries contenues dans ce système à deux composants contribuent efficacement à la réduction des boues de bassin.

© 17.04.2015 JBL GmbH & Co. KG